Guide du nom de domaine Nom de domaine à Maurice : .mu ou .com, et le vrai prix
Le nom de domaine, c'est l'adresse de votre site. Il se loue à l'année, il ne coûte pas cher, et c'est pourtant souvent lui qui bloque tout le jour où l'on veut changer de prestataire. Voici comment le choisir, ce qu'il coûte vraiment à Maurice, et à quel nom l'enregistrer.
Par Mathieu, Quartz · Mis à jour le · 3 min de lecture
.mu ou .com ?
Le .mu est l'extension de Maurice. Google s'en sert comme d'un signal : un site en .mu s'adresse à Maurice. Il est ouvert à tous, sans condition de résidence. Il existe aussi des variantes comme .co.mu ou .org.mu, moins courantes.
Le .com est universel et bien moins cher. Il ne dit rien de votre pays, ce qui convient aussi bien à une clientèle locale qu'internationale. Revers de la médaille : les noms courts sont souvent déjà pris.
Ma règle simple : si vos clients sont surtout à Maurice, prenez le .mu. Si vous visez aussi l'étranger, le .com est plus simple.
Combien ça coûte vraiment ?
Un nom de domaine ne s'achète pas une fois pour toutes : il se loue, d'un à dix ans selon les registraires, et se renouvelle tant que vous gardez votre site. Voici des prix publics relevés chez plusieurs registraires, pour une année.
| Extension et registraire | 1re année | Renouvellement |
|---|---|---|
| .com chez Dynadot | 10,88 $ | 10,88 $ |
| .com chez Gandi | 11 € | 29 à 32 € |
| .mu chez un revendeur mauricien | Rs 3 500 | Rs 3 500 |
| .mu chez Dynadot | 60 $ | 60 $ |
| .mu chez EuroDNS | 80 € | 80 € |
| .mu chez Gandi | 85 € | 170 € |
Deux enseignements. Un .mu coûte de cinq à quinze fois plus cher qu'un .com. Et surtout, regardez le prix du renouvellement, pas celui de la première année : chez certains registraires, il double, voire triple, dès la deuxième année. C'est lui que vous paierez chaque année, pendant toute la vie de votre site.
À quel nom l'enregistrer : la question la plus importante
Le .mu se vend uniquement par des registraires agréés par le registre mauricien, MU-NIC. Celui qui l'enregistre en est le titulaire, et c'est lui qui le contrôle. Si votre prestataire l'enregistre à son nom, le domaine est à lui, pas à vous.
Exigez donc trois choses :
- vous, ou votre société, êtes le titulaire du domaine ;
- le compte chez le registraire est à votre nom, avec votre adresse e-mail ;
- vous avez les identifiants de ce compte, même si quelqu'un d'autre s'en occupe pour vous.
Trois réglages qui évitent de le perdre
- Le renouvellement automatique, avec une carte bancaire à jour. À l'expiration, le domaine peut être désactivé : votre site et vos e-mails s'arrêtent. Chez Gandi, par exemple, un .mu est désactivé dès son expiration, avec 45 jours pour le renouveler. Au-delà, vous risquez de le perdre.
- Une adresse de contact que vous lisez vraiment. C'est là qu'arrivent les rappels de renouvellement. Pas l'adresse de votre prestataire, ni une vieille boîte oubliée.
- Le verrou de transfert, si votre registraire le propose. Il empêche de déplacer votre domaine sans votre accord.
Bien choisir le nom
- Court et facile à dicter. Faites le test du téléphone : si vous devez l'épeler, il est trop compliqué.
- Sans tiret ni chiffre ambigu. « 4 » ou « quatre », « mon-business » ou « monbusiness » : chaque doute fait perdre des visiteurs.
- Libre ailleurs. Vérifiez qu'aucune autre entreprise ne l'utilise, et que le même nom est disponible sur Facebook et Instagram.
Et si votre prestataire l'a enregistré à son nom ?
Demandez-lui de vous en transférer la propriété : soit un changement de titulaire, soit un transfert vers votre propre compte, avec le code de transfert fourni par le registraire. C'est une démarche courante, et un prestataire de confiance n'a aucune raison de la refuser.
Et chez Quartz ?
Le domaine est à votre nom dès la livraison, sur votre propre compte. Je vous aide à choisir le nom et l'extension, et vous le payez directement au registraire, sans marge de ma part. Pour le budget complet d'un site, lisez aussi combien coûte un site internet à Maurice.